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Deux études ternissent la bonne image dont bénéficient dans les pays occidentaux les viandes et les laitages.

Meilleure disponibilité, diminution des coûts: viandes, poissons et laitages sont très présents dans les assiettes des pays occidentalisés. Ces aliments sont les principales sources de protéines animales dont les effets à long terme sur la santé attirent de plus en plus l’attention des scientifiques. Cette semaine, ce sont deux études, parues dans la revue Cell Metabolism, qui montrent qu’une alimentation riche en protéines favoriserait la survenue de cancers et diminuerait de manière im­portante l’espérance de vie.

Les plus gros consommateurs de protéines animales auraient quatre fois plus de risques de mourir d'un cancer.

Les plus gros consommateurs de protéines animales auraient quatre fois plus de risques de mourir d’un cancer.

Face à l’épidémie d’obésité qui sévit partout aujourd’hui dans le monde, les consommateurs ont été rendus très attentifs à leur consommation de sucres et de graisses, parfois jusqu’à stigmatiser ces nutriments pourtant essentiels. Les protéines bénéficient, elles, au contraire, d’une image très positive. La plupart des régimes amaigrissants leur font la part belle, à commencer par celui de Pierre Dukan, et de plus en plus de sportifs en ajoutent à leur alimentation pour améliorer performances et récupération. Les recommandations actuelles de 0,83 gramme de protéines par kilo de poids de corps sont souvent dépassées.
«Il est dangereux de penser que les protéines sont des molécules neutres, qui ne peuvent être que bénéfiques pour la ligne ou les muscles, prévient Florence Rossi, membre de l’Association française des diététiciens nutritionnistes, qui exerce en milieu hospitalier. La surconsommation de protéines peut avoir des effets directs sur le fonctionnement des reins et du foie, et l’on commence à mettre en évidence les effets à plus long terme.»
«Aussi dangereux pour la santé que la cigarette»
Une équipe de recherche italo-américaine a étudié la consommation de protéines de citoyens américains suivis pendant près de vingt ans. L’analyse montre que les plus gros consommateurs de protéines animales avaient quatre fois plus de risques de mourir d’un cancer, par rapport à ceux qui avaient une alimentation pauvre en protéines animales. «Trop de protéines serait aussi dangereux pour la santé que la cigarette», concluent les chercheurs.
Les protéines sont connues pour stimuler la production d’une molécule, IGF-1, indispensable à la croissance mais qui contribue aussi au développement tumoral. «Les protéines ne déclenchent pas de cancers, mais IGF-1 favorise la croissance des cellules can­céreuses», précise Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l’Institut Pasteur de Lille. De manière intéressante, les chercheurs montrent que la tendance s’inverse après 65 ans. Assurer des apports importants en protéines chez les seniors serait bénéfique, notamment car cela permet de lutter contre la perte osseuse et musculaire. «En vieillissant, la production d’IGF-1 diminue de manière importante, expliquent les auteurs de l’étude. Après 65 ans, il y a donc plus de bénéfices que de risques à manger plus de protéines.»

Privilégier les protéines végétales

Les scientifiques le soulignent: seules les protéines d’origine animale posent problème. «Nous avons délaissé les légumineuses et les céréales, très riches en protéines végétales au profit de la viande et des laitages notamment, rappelle Florence Rossi. Aujourd’hui, ces aliments reviennent doucement sur le devant de la scène et c’est tant mieux car ils sont très intéressants d’un point de vue nutritionnel.»
Ce que confirme le travail d’une équipe australienne. Soumises à différents régimes, les souris qui ont démontré la plus longue espérance de vie sont celles qui consommaient peu de protéines et plus de glucides. «C’est exactement ce qu’apportent les légumes secs et les céréales», relève Florence Rossi, qui souligne tout de même que ces aliments sont à consommer avec modération par les personnes en surpoids. «Il faut de toute façon éviter de modifier drastiquement son alimentation sans en discuter avec un spécialiste, conclut la diététicienne. Se nourrir est un acte fondamental qui a des effets bénéfiques ou néfastes sur notre santé, et cela ne peut en aucun cas reposer sur des effets de mode.»


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1. Comment expliquer la réticence des gens de nos pays à manger des insectes bio ?

Il s’agit d’une réticence purement culturelle qui ne repose sur aucun fondement scientifique. Dès notre plus tendre enfance, on nous enseigne que les insectes sont sales, dégoûtants, qu’il faut s’en méfier et ne surtout pas les manger… Mais ceci n’est pas le cas dans toutes les cultures. Dans d’autres régions, les insectes sont au contraire considérés comme une ressource gastronomique extraordinaire et on apprend aux enfants dès leur plus jeune âge à choisir les insectes comestibles, à les manger et à les apprécier. Il ne tient qu’à nous d’apprendre à redécouvrir les bienfaits nutritionnels et le goût délicieux des insectes comestibles.

2. Comment faire pour outrepasser cette réticence ?

En fait c’est assez simple : il suffit de goûter ! En effet, on pense généralement, tant qu’on n’en n’a pas goûté, que les insectes ne sont pas très agréables au niveau du goût. Mais après avoir testé, ne serait-ce qu’un grillon, une sauterelle ou quelques délicieuses larves de coléoptères, on s’aperçoit que c’est délicieux, bien meilleur que ce que l’on imaginait et alors les anciens préjugés et les idées fausses tombent d’eux-mêmes.

Comme dans tout processus d’apprentissage ou de rééducation, il y a des étapes :

– s’habituer à l’idée que peut-être on pourrait considérer les insectes comme utiles (au moins certains insectes)

– s’habituer à regarder, à observer les insectes (ce que l’on ne connait pas fait peur).

– s’habituer à toucher les insectes, avec les doigts, sans les manger.

– goûter son premier insecte (sans obligation d’avaler, mais au moins pour en sentir le goût par la technique dite du “goûter-cracher”)

– enfin en manger régulièrement, une fois convaincu par la première expérience.

Manger des insectes bio pourrait contribuer à résoudre le problème de la malnutrition à l'échelle de la planète.

Manger des insectes bio pourrait contribuer à résoudre le problème de la malnutrition à l’échelle de la planète.

3. Peut-on espérer que les insectes comestibles s’imposent un jour dans l’alimentation ? Dans combien de temps ?

Je ne pense pas qu’il soit bon ou même possible d’IMPOSER quoi que ce soit. Chacun est LIBRE (et heureusement !) de diriger sa vie comme il le souhaite et de choisir les aliments qui lui conviennent. On ne peut donc que PROPOSER l’entomophagie et les insectes. Il s’agit d’une source de protéines qui présente de tels avantages que cette idée progresse aujourd’hui très vite.

On observe en effet actuellement un développement important de l’entomophagie à l’échelle planétaire et la première étape, la prise de conscience du caractère utile des insectes ou au moins de certains d’entre eux, est en bonne voie. A travers ce qu’en disent les média et un nombre grandissant de scientifiques et de nutritionnistes, de nombreuses personnes se mettent à manger des insectes et en redécouvrent ainsi leur intérêt gastronomique. Ce mouvement se poursuivra, pour différentes raisons, au début du XXIème siècle. L’entomophagie est ainsi en plein essor. Si la tendance actuelle se poursuit, il semble bien que le XXI ème siècle sera entomophage.

4. Quels sont les avantages de manger des insectes (le prix, l’apport en protéines…) ?

Il y a de nombreux avantages à manger des insectes. Tout d’abord, sur le plan nutritif, les insectes comestibles contiennent des protéines abondantes et de très grande qualité nutritionnelle, ainsi que des vitamines parfois introuvables ailleurs. Par exemple, certaines larves, telles que les larves d’abeille, peuvent apporter jusqu’à 10 fois plus de vitamine D que l’huile de foie de morue.

Sur le plan gastronomique, de nombreuses espèces d’insectes comestibles sont vraiment délicieuses, consommées soient crues sous leur forme naturelle (pour les spécialistes et les plus courageux) ou alors cuites : il existe de nombreuses et délicieuses recettes expliquant la manière de les apprêter pour les gastronomes. Personnellement j’ai goûté plus de 400 espèces d’insectes, et environ 95% d’entre elles sont vraiment délicieuses ! Ce n’est pas un canular, c’est vraiment authentiquement bon, comme vous pouvez d’ailleurs facilement le vérifier par vous-mêmes !

Enfin, il s’agit d’une source de protéines très abondantes qui pourrait contribuer à résoudre le problème de la malnutrition à l’échelle de la planète. Il est possible de récolter des insectes sauvages (très abondants dans certains pays dont les habitants souffrent de malnutrition), ou de produire des insectes de qualité à bas prix dans des élevages appropriés (en évitant évidemment les farines animales et autres granulés chimiques…). Par exemple, le criquet migrateur Schistocerca Gregaria se nourrit presque exclusivement d’herbe (réputée incomestible pour l’homme), qu’il transforme très efficacement avec un excellent rendement (trois fois meilleur que les vaches) en protéines d’une grande valeur nutritionnelle. Un seul nuage de ces criquets migrateurs peut contenir jusqu’à 400 000 tonnes de criquets (soit l’équivalent de la consommation de viande européenne pendant plusieurs mois). Et ils se reproduisent à grande vitesse en captivité aussi, il suffit de leur donner de l’herbe comme nourriture.

5. Quels sont les insectes comestibles ? Comment les choisir ?

De nombreuses espèces d’insectes sont comestibles. Il y en a tellement qu’elles ne sont même pas toutes répertoriées ! Il convient bien sûr de ne manger que des insectes d’espèces réputées comestibles, par exemple des grillons, des criquets, des sauterelles, des larves d’abeille (attention : pas les abeilles adultes, seulement les larves récoltées vivantes), ou des vers de farine pour vos premières expériences, de bonne qualité, compatibles avec un usage alimentaire. Il convient d’éviter les insectes non-frais, ceux décédés par insecticides, ceux provenant de régions particulièrement polluées ou ceux d’espèces qui ne sont pas comestibles. La plupart des espèces d’insectes sont comestibles (sous réserve de ce qu’ils ont consommé) et de leur état de fraicheur et de qualité, mais la liste des insectes non comestibles est longue aussi: par exemple les coccinelles, les puniases, les cafards, etc. Comme pour la récolte de champignons ou de végétaux, c’est tout un apprentissage qui reste à faire pour éduquer le public à distinguer, à choisir et à manger les “bons” insectes.

6. Faut-il les manger crus ou cuits ? En quelle quantité ?

Il existe de multiples manières de préparer les insectes pour s’en délecter. On peut les consommer soit crus, ce qui est plutôt réservé aux connaisseurs, aux crudistes ou aux entomophages déjà expérimentés, soit cuits (ce qui est plus facile pour vos premières expériences). De nombreuses recettes à base d’insectes sont ainsi inspirées des traditions ancestrales africaines ou d’autres peuplades et ethnies plus proches de la nature que nos pays civilisés.

Les protéines d’insectes étant plus concentrées et d’une qualité équivalente ou même supérieure à celle de la viande, une quantité moindre est largement suffisante pour couvrir les besoins de l’organisme. Une cinquantaine de petits grillons ou une douzaine de criquets ou de belles chrysalides de papillons sauvages comestibles, bien onctueuses, suffisent ainsi pour un repas bien nourrissant … et délicieux !

7. Comment se préparer à en manger ?

Rien ne remplace l’expérience pratique. Renseignez-vous d’abord sur les insectes comestibles à votre disposition, observez d’autres personnes qui en mangent autour de vous si vous disposez d’un voisin ou d’un ami entomophage : c’est plus facile quand on a déjà vu quelqu’un d’autre en manger. Procurez-vous des insectes comestibles. L’été est par exemple une saison propice à la récolte de sauterelles. Habituez-vous à ces insectes progressivement (cf ci-dessus), puis n’hésitez pas à en découvrir la saveur délicate et à vous en délecter. Goûter son premier insecte est toujours une expérience inoubliable. La plupart des insectes ont des saveurs onctueuses et très fines, délicieuses, généralement plutôt salées que sucrées.


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Une protéine est une macromolécule biologique composée d’une ou plusieurs chaînes d’acides aminés liés entre eux par des liaisons peptidiques (CHAÎNE polypeptidique). En général, on parle de protéine lorsque la chaîne contient au moins 100 acides aminés, et de peptide pour des assemblages de plus petite taille.

Les protéines sont des éléments essentiels de la vie de la cellule : elles peuvent jouer un rôle structurel (comme l’actine), un rôle dans la mobilité (comme la myosine), un rôle catalytique (les enzymes), un rôle de régulation de la compaction de l’ADN (les histones) ou d’expression des gènes (les facteurs de transcription), etc. En somme, l’immense majorité des fonctions cellulaires sont assurées par des protéines.

La structure des protéines est complexe et influe sur le rôle qu’elles jouent dans la vie de la cellule.

Le soja une source de protéines bio

Le soja une source de protéines bio

Étymologie

Les protéines furent découvertes à partir de 1835 aux Pays-Bas par le chimiste organicien Gerardus Johannes Mulder (1802-1880), sous le nom de wortelstof. C’est son illustre confrère suédois, Jöns Jacob Berzelius, qui lui suggéra en 1838 le nom de protéine.
Le terme protéine vient du grec ancien prôtos qui signifie premier, essentiel. Ceci fait probablement référence au fait que les protéines sont indispensables à la vie et qu’elles constituent souvent la part majoritaire (≈ 60 %) du poids sec des cellules. Une autre théorie, voudrait que protéine fasse référence, comme l’adjectif protéiforme, au dieu grec Protée qui pouvait changer de forme à volonté. Les protéines adoptent en effet de multiples formes et assurent de multiples fonctions. Mais ceci ne fut découvert que bien plus tard, au cours du xxe siècle.

Synthèse

Les protéines sont assemblées à partir des acides aminés en fonction de l’information présente dans les gènes. Leur synthèse se fait en deux étapes :

La transcription où la séquence d’ADN codant le gène associé à la protéine est transcrite en ARN messager
La traduction où l’ARN messager est traduit en protéine, au niveau du ribosome, en fonction du code génétique
L’assemblage d’une protéine se fait donc acide aminé par acide aminé de son extrémité N-terminale à son extrémité C-terminale. Après sa synthèse par le ribosome, la protéine peut subir des modifications post-traductionnelles, clivages, maturations. Enfin, chez certains organismes des processus d’épissage alternatif de l’ARN messager peuvent entraîner la production de plusieurs formes différentes d’une protéine à partir d’un même gène.

Protéome

Début 2012, plus de 3000 génomes d’organismes vivants ont été séquencés et plus de 7000 sont en cours de séquençage.
Les génomes des organismes modèles principaux tels que la bactérie Escherichia coli, la levure Saccharomyces cerevisiae, la plante Arabidopsis thaliana et de nombreux autres génomes dont celui de l’homme ayant été décryptés, il est admis que la quasi totalité des gènes a pu être définie.
Par contre l’inventaire des protéines actives (ou protéome) dans un organisme est encore loin d’être établi. En effet, notamment en raison de la variabilité des processus d’activation et de régulation des protéines, cet inventaire n’est pas le résultat de la simple traduction de chaque gène qui donnerait une protéine active : par exemple certains gènes peuvent donner plusieurs formes différentes d’une protéine, ou encore de nombreuses protéines doivent être modifiées pour être active.

Structure

Les protéines sont des objets moléculaires dont la description précise introduit la notion de structures (de manière plus ou moins hiérarchique).

Pour la première fois en 1957, John Kendrew et Max Perutz, par cristallographie et diffraction des rayons X, ont pu décrire la structure en trois dimensions de la myoglobine et de l’hémoglobine.

La fonction des protéines est conférée par leur structure tridimensionnelle, c’est-à-dire la manière dont les acides aminés sont agencés les uns par rapport aux autres dans l’espace. C’est la raison pour laquelle les méthodes de détermination des structures tridimensionnelles ainsi que les mesures de la dynamique des protéines sont importantes et constituent depuis un champ de recherche très actif. En plus de ces méthodes expérimentales, de nombreuses études portent sur des méthodes informatiques de prédiction de la structure 3D à partir de la séquence.

L’ordre dans lequel les acides aminés s’enchaînent est codé par le génome et constitue la structure primaire de la protéine. La protéine se replie sur elle-même pour former des structures secondaires, dont les plus importantes quantitativement sont l’hélice alpha et le feuillet bêta, ce qui permet de créer des liaisons hydrogènes entre les atomes de carbone et d’azote des deux liaisons peptidiques voisines. Puis, les différentes structures secondaires sont agencées les unes par rapport aux autres pour former la structure tertiaire, souvent renforcée par des ponts disulfure. Les forces qui gouvernent ce repliement sont les forces physiques classiques. Dans le cas des protéines formées par l’agencement de plusieurs chaînes, la structure quaternaire décrit la position relative des sous-unités les unes par rapport aux autres.
Il existe plusieurs protéines chaperon [chaperonnes] qui facilitent, voire sont nécessaires, au repliement des protéines vers l’état actif. Le repliement des protéines fait l’objet de recherches intenses dans le domaine de la biologie structurale, alliant les techniques de la biophysique moléculaire et de la biologie cellulaire principalement.

Fonctions

Les protéines remplissent des fonctions très diverses au sein de la cellule et de l’organisme :

Les protéines de structure, qui permettent à la cellule de maintenir son organisation dans l’espace. Elles sont les constituants du cytosquelette
Les protéines de transport, qui assurent le transfert des différentes molécules dans et en dehors des cellules
Les protéines régulatrices, qui modulent l’activité d’autres protéines ou qui contrôlent l’expression des gènes
Les protéines de signalisation, qui captent les signaux extérieurs, et assurent leur transmission dans la cellule ou l’organisme, il en existe plusieurs sortes.

+ par exemple : les protéines hormonales , qui contribuent à coordonner les activités d’un organisme en agissant comme des signaux entre les cellules.

Les protéines réceptrices : détectent les molécules messagères et les autres signaux pour que la cellule agisse en conséquence.
+ les protéines sensorielles , elles détectent les signaux environnementaux (ex : lumière) et répondent en émettant des signaux dans la cellule.

+ les récepteurs d’hormone , ils détectent les hormones et envoient des signaux à la cellule pour qu’elle agisse en conséquence (ex : l’insuline est une hormone qui lorsqu’elle va être captée, va signaler à la cellule d’absorber et d’utiliser le sucre)

Les protéines motrices, permettant aux cellules ou organismes ou à certains éléments (cils) de se mouvoir ou se déformer( ex : l’actine et la myosine permettent au muscle de se contracter)
Les protéines de défense, protégeant la cellule contre les virus (ex : les anticorps)
Les protéines de stockage, permettant la mise en réserve d’acides aminés pour pouvoir créer d’autres protéines (ex : l’ovalbumine, la principale protéine du blanc d’œuf sert de stockage pour le développement des embryons de poulet )
les enzymes , elles modifient la vitesse de presque toutes les réactions chimiques dans la cellule sans être transformées dans la réaction.

Phénotype

Le plan de fabrication des protéines dépend donc en premier lieu du gène. Or les séquences des gènes ne sont pas strictement identiques d’un individu à l’autre. De plus, dans le cas des êtres vivants diploïdes, il existe deux exemplaires de chaque gène. Et ces deux exemplaires ne sont pas nécessairement identiques. Un gène existe donc en plusieurs versions d’un individu à l’autre et parfois chez un même individu. Ces différentes versions sont appelées allèles. L’ensemble des allèles d’un individu forme le génotype.

Puisque les gènes existent en plusieurs versions, les protéines vont également exister en différentes versions. Ces différentes versions de protéines vont provoquer des différences d’un individu à l’autre : tel individu aura les yeux bleus mais tel autre aura les yeux noirs, etc. Ces caractéristiques, visibles ou non, propres à chaque individu sont appelées le phénotype. Chez un même individu, un groupe de protéines à séquence similaire et fonction identique est dit isoforme. Les isoformes peuvent être le résultat de l’épissage alternatif d’un même gène, l’expression de plusieurs allèles d’un gène, ou encore la présence de plusieurs gènes homologues dans le génome.

Évolution

Au cours de l’évolution, les accumulations de mutations ont fait diverger les gènes au sein des espèces et entre espèces. De là provient la diversité des protéines qui leur sont associées. On peut toutefois définir des familles de protéines, elles-mêmes correspondant à des familles de gènes. Ainsi, dans une espèce peuvent coexister des gènes, et par conséquent des protéines, très similaires formant une famille. Deux espèces proches ont de fortes chances d’avoir des représentants de même famille de protéines.

On parle d’homologie entre protéines lorsque différentes protéines ont une origine commune, un gène ancestral commun.

La comparaison des séquences de protéines permet de mettre en évidence le degré de « parenté » entre différentes protéines, on parle ici de similarité de séquence. La fonction des protéines peut diverger au fur et à mesure que la similarité diminue, donnant ainsi naissance à des familles de protéines ayant une origine commune mais ayant des fonctions différentes.

L’analyse des séquences et des structures de protéine a permis de constater que beaucoup s’organisaient en domaines, c’est-à-dire en parties acquérant une structure et remplissant une fonction spécifique. L’existence de protéines à plusieurs domaines peut être le résultat de la recombinaison en un gène unique de plusieurs gènes originellement individuels, et réciproquement des protéines composés d’un unique domaine peuvent être le fruit de la séparation en plusieurs gènes d’un gène originellement codant une protéine à plusieurs domaines.

Alimentation humaine

Dans l’alimentation, les protéines sont désagrégées durant la digestion à partir de l’estomac. C’est là que les protéines sont hydrolysées par des protéases et coupées en polypeptides pour ensuite fournir des acides aminés pour l’organisme, y compris ceux, dits essentiels, que l’organisme n’est pas capable de synthétiser. Le pepsinogène est converti en pepsine quand il arrive au contact avec l’acide chlorhydrique. La pepsine est la seule enzyme protéolytique qui digère le collagène, la principale protéine du tissu conjonctif. La majeure partie de la digestion des protéines a lieu dans le duodénum.

Presque toutes les protéines sont absorbées quand elles arrivent dans le jéjunum et seulement 1 % des protéines ingérées se retrouvent dans les fèces. Certains acides aminés restent dans les cellules épithéliales et sont utilisés pour la synthèse de nouvelles protéines, y compris certaines protéines intestinales, constamment digérées, recyclées et absorbées par l’intestin grêle.

Compléments alimentaires

Les compléments alimentaires peuvent être enrichis en protéines, principalement pour les sportifs souhaitant développer leur volume musculaire, mais aussi pour les personnes qui souffrent de carences en protéines.


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Qu’est-ce que la protéine de soja bio ?

Le soja est une plante cultivée en grande partie en Asie mais également aux Etats Unis. Le soja bio est très riche en protéines mais aussi en lipides, vitamines et certains minéraux.

La protéine de soja bio, souvent sous forme de concentré ou d’isolat, est une source de protéines d’origine végétale relativement complète et convient parfaitement aux personnes désirant varier leur apport en protéines.

Les protéines de soja bio ne font pas toujours l’unanimité et pourtant elles constituent la meilleure source de protéines végétales, et sont des protéines complètes, au même titre que les protéines de viande ou de lait.

Elle est très riche en acides aminés tel que la lysine l’arginine et la méthionine. Les protéines de soja bio ont en plus une action antioxydante très prononcée, ainsi qu’un rôle fortement anti-catabolique.

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Quelles sont ses vertus et ses inconvénients ?

Les protéines de soja biologique sont très intéressantes en complément de la whey ou de la caséine ou bien même de la protéine d’œuf, car elles permettent ainsi de varier les apports et les sources de protéines. Les nouvelles protéines de soja sont produites à partir de la farine de fève de soja bio, mais par un procédé de filtrage plus complexe, qui filtre mieux les lipides et glucides, tout en conservant une plus grande quantité de vitamines et autres nutriments essentiels.

La fabrication des isolats de protéines de soja biologique est réalisée par un procédé plus complexe, mais aussi plus naturel. Les éléments qui constituent le soja bio sont préservés avec ce mode de fabrication. A l’inverse, la fabrication du concentré est plus agressive et détruit une grande partie des nutriments essentiels.

Par contre, une consommation trop élevée chez l’homme peut faire chuter le taux de testostérone. Cela explique pourquoi sa prise est peu courante chez les athlètes hommes. Son utilisation est plus courante chez les femmes et les végétaliens.

La protéine de soja bio possède une assimilation rapide et s’utilise donc comme la whey ou la protéine d’œuf.


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Un nouveau sujet controversé, cette fois sur l’utilisation de la protéine de soja dans votre programme de musculation… sujet controversé d’une point de vue scientifique car les études dans ce domaine au cours des dix dernières années ont eu une fâcheuse tendance à se contredire ! Petit point sur la protéine de soja et ses effets sur votre programme !

De la bonne protéine de source végétale

Ce qui distingue la protéine de soja de ses comparses (whey, caséine, protéine de viande) c’est essentiellement son origine. En effet la protéine de soja est la seule qui soit d’origine végétale (la whey et la caséine sont issus du petit lait, autrement dit les résidus de la fabrication du beurre et du fromage comme on l’avait expliqué ici. Si vous êtes donc végétaliens, elle pourra donc vous permettre de s’inscrire dans votre régime sans problème. Si vous êtes végétarien, vous pouvez indépendamment choisir la whey ou la protéine de soja. Si vous pouvez manger de la viande ou du poisson, c’est encore une autre source de protéines possible (privilégiez les viandes maigres comme le poulet ou la dinde). Par contre si vous êtes intolérant au lactose, alors vous ne pourrez pas digérer la whey : la protéine de soja peut donc être un bon substitut.

Ceci étant dit, l’origine végétale de la protéine de soja, fait qu’elle est en générale moins chère que la protéine de petit lait. Les suppléments en poudre de protéines de soja sont donc plus abordables que les suppléments à base de whey. Si votre budget « suppléments » est serré cela peut donc être une option.

La protéine de soja bio pour la musculation

La protéine de soja bio pour la musculation

Le soja a des effets antioxydants : plusieurs études ont prouvé que cela permettait de limiter les risques de cancer (du sein, de la prostate et d’autres cancer en général) et le mauvais cholestérol. Si votre objectif est la bonne « santé » générale plutôt que le corps de rêve, alors le soja peut être une excellente option. D’autant plus que c’est une bonne protéine aux effets anti-cataboliques (qui évite au muscle de se détruire).

Dernier point positif sur la protéine de soja, elle se trouve sous plusieurs formes et dans plusieurs produits : la poudre et les suppléments, mais aussi le tofu, les steaks de soja ou encore le lait de soja. Cette variété est un point fort puisque cela peut vous permettre de l’utiliser en cuisine et de vous essayer ainsi à des recettes diététiques végétariennes.

Les points sur lesquels se décider

Il y a quand même un revers à cette médaille (comme pour tout supplément bien sûr). Tout d’abord la valeur biologique de la protéine de soja est plus faible que la whey. En effet elle se situe à 74 contre 104 pour la whey. Qu’est-ce que cela veut dire ? Tout simplement que la protéine de soja est un peu moins bien absorbée et utilisée par le corps que la whey.

Enfin le point qui est à l’origine de la controverse entre les différentes études scientifiques : l’effet hormonal. La protéine de soja contient de l’isoflavone, qui est une substance qui stimule les oestrogènes (hormones féminines). Mesdames, en favorisant la protéine de soja, vous aurez une meilleure stimulation de vos hormones féminines, ce qui ne peut que vous aider à progresser vers vos objectifs tout en ayant une alimentation riche en protéine ! C’est donc du tout bon !

Messieurs, par contre, c’est là où est la controverse. Certaines études montrent que la protéine de soja apporte une moins bonne construction musculaire que la whey. D’autres études montrent une baisse des niveaux de testostérone chez les hommes prenant la protéine de soja par rapport à ceux prenant de la whey. D’autres études encore montre qu’il n’y a aucune corrélation et le même effet entre la whey et la protéine de soja ! Difficile d’y voir clair et de trancher ! Pour faire simple et essayer de synthétiser, je dirais que si vous êtes à la recherche d’un corps massif, musclé et athlétique, alors la protéine whey vous permettra d’atteindre plus facilement vos buts. La protéine de soja n’est cependant pas à rejeter complètement, notamment pour ses effets bénéfiques sur la santé et le corps. Une consommation légère (par exemple un repas à base de tofu, ou de steak de soja une à deux fois par semaine) peut vous permettre de changer un peu de votre routine alimentaire, d’apporter de la variété dans votre alimentation et de progresser. Si vous êtes intolérant au lactose/végétarien/végétalien, alors vous pouvez faire une plus grande place à la protéine de soja dans votre programme alimentaire pour optimiser vos apports en protéine et atteindre vos objectifs.


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Le blanc d’oeuf en poudre est un nouvel aliment que je viens de découvrir, il n’est pas présent dans la liste des aliments autorisés proprement parlant mais pas du tout chimique, puisqu’il s’agit de blanc d’œufs simplement déshydratés!

Donc compatible avec le régime Dukan. Personnellement je pense que c’est assez pratique pour ne plus s’encombrer de jaunes dans le frigo ou augmenter son cholestérol car on ne veut pas gâcher les jaunes!

Là c’est un bon compromis, pour utiliser des œufs entiers quand on en a besoin et du blanc d’œuf en poudre lorsque l’on a besoin d’un blanc supplémentaire sans casser un œuf entier.

Après un peu de pratique vous verrez que cela s’utilise assez bien, faut juste bien mélanger la poudre avec l’eau pour ne pas avoir de grumeaux pour ensuite faire monter le blanc en neige si nécessaire

Protéines d'oeuf en poudre

Protéines d’oeuf en poudre

Son utilisation?

Mélanger 1 cc de blanc d’oeuf en poudre rase avec 35ml d’eau pour reconstituer un blanc d’oeuf réhydraté (qui pèse normalement 30g)

Utilisez le comme vous l’auriez ensuite fait avec un « vrai » blanc d’oeuf

Ou en trouver?

Dans les boutiques de sport, musculation principalement, c’est un produit principalement utiliser par les « Musclors » pour avoir leur apport en protéines. Donc inutile de vous dire à quel point il peut être intéressant dans le régime. Une cuillère par ci, une cuillère par là, certainement aussi intéressant que le Protifar

Sinon coté partenaire Lafeeregime fait encore des miracles en proposant le produit, et bien d’autres produits compatibles avec le régime.